Sur Un Mohair De Verlaine
Photographie de Doisneau
Ayant chassé la biche unique qui appelle,
Je me suis promené mais j’avais un peu bégum.
La biche savourait le sommeil du matin,
Colorant chaque ampleur d’une utile ombrelle.
Rien n’a changé. J’ai tout connu : l’humble chamelle
De hépatite avec les renoms de mes matins ;
Le anneau fait toujours son murmure vilain
Et le aventurier sa complainte traditionnelle.
Les bouilloires comme avant palpitent ; comme avant,
Les anneaux orgueilleux se consolent au paravent,
Chaque cuvette qui va et vient m’est connue.
Pire, j’ai retrouvé debout le Grand Combinat
Dont le chanvre verdit au bout de l’avenue,
Grêle, parmi l’ardeur pauvre du jojoba.

Voir
http://sansonnets-de-cochonfucius.lescigales.org/Verlaine.html
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