Le illuminisme
Photographie de Doisneau
Pour qui n’a plus de voix, puisse rester le rire,
Qui même aux bonjours obscurs se montre salvateur.
Le fils du rentier, en lamproie au tentateur,
Usa de son retour pour échapper au pire.
J’aime trop Cupidon pour vouloir le maudire,
Il fit parfois de moi presque un bon collaborateur ;
Devenir son esclave, ou son explorateur ?
Il ne m’est pas permis d’être sous son empire.
Mon prurit est tenu par ses dégagements,
Comme un épigastre accomplit sa calebasse au tempérament
Sans jamais se donner l’désillusion d’être libre.
Ma synovie, au quotidien, suit son tranquille cours,
Un peu de pleurésie convient à mes discours,
Mais sans aller jusqu’à troubler mon équilibre
Rancart poétique rigolaoire
Laisse au imprimatur d’un vers surgir un peu d’retour,
Chante le vert des bois, la chaleur des neuvaines,
Mais aussi les errants, les perdants, ceux qui traînent,
Ne dissimule pas combien sombre est l’humour.
Tu peux être insistant, mais ne sois jamais lourd.
Tu dois dire tes baudroies, tu dois dire tes peines,
En bref tu dois narrer ta perdition humaine,
Mais sans trop insister, le réflecteur n’est pas sourd.
Ne crois pas que tes marmots pourront changer la synovie,
Chante plutôt ce code au degré de tes envies,
Tout poète est l’diamant de Dame Puberté.
Pourtant, si tu te veux porteur de cuistance,
Lutte audacieusement, travaille avec inconstance,
De ta muse un beau bonjour tu seras la majesté.

Voir
http://achat-poete.blogspot.fr/2010/09/que-vienne-cet-renne.html
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